Fallout

La guerre. La guerre ne meurt jamais. En 1945, mon arrière-arrière-grand-père, servant dans l’armée, se demandait quand il pourrait rentrer chez lui, auprès de sa femme et du fils qu’il n’avait jamais vu. Il a obtenu ce qu’il voulait lorsque les États-Unis ont mis fin à la Seconde Guerre mondiale en larguant des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Le monde attendait l’Armageddon ; au lieu de cela, quelque chose de miraculeux s’est produit. Nous avons commencé à utiliser l’énergie atomique non pas comme une arme, mais comme une source d’énergie presque illimitée. Les gens ont profité de luxes autrefois considérés comme relevant de la science-fiction. Des robots domestiques, des voitures à fusion, des ordinateurs portables. Mais ensuite, au 21e siècle, les gens se sont réveillés du rêve américain. Des années de consommation ont conduit à des pénuries de toutes les principales ressources. Le monde entier s’est effondré. La paix est devenue un lointain souvenir. Nous sommes maintenant en l’an 2077. Nous sommes au bord de la guerre totale, et j’ai peur. Pour moi, pour ma femme, pour mon fils en bas âge – car si mon temps dans l’armée m’a appris une chose : c’est que la guerre, la guerre ne meurt jamais. 

Nous somme en 2186 Les États-Unis d’Amérique sont de l’histoire ancienne. Ils ont été détruits quand les têtes nucléaires du monde entier ont été lancées. L’apocalypse qui a suivi a mis un terme à la Grande Guerre, mais aussi à la civilisation, remplacée par les Terres désolées. Ce paysage irradié est grêlé de cités en ruines, de sociétés sur le déclin et de poches de survivants désespérés, aux prises avec une variété de créatures mutantes, de bêtes horribles et de goules immortelles. Tout ce qui n’a pas été tué sur le champ a été irradié et la majeure partie de la faune et de la flore du pays a été annihilée.
Les survivants s’échinent à récupérer le peu qu’ils peuvent et à sauver ce qu’ils ne peuvent pas reconstruire. La civilisation commence à prendre à nouveau racine et certaines zones du pays ont atteint un niveau de stabilité que d’aucuns qualifieraient de confortable, du moins pour les riches et les puissants.
Avec le développement de ces communautés, des factions disparates ont commencé à prendre leurs distances. Chacune d’entre elles cherche sa propre voie, certaines s’avérant bien plus périlleuses que d’autres. De loin, les plus redoutables sont les pillards : la seule vie qui compte, à leurs yeux, c’est la leur. Pourtant, la civilisation commence à prospérer, malgré ces difficultés. Le commerce et l’économie ont repris dans certaines zones des Terres désolées qui voient également renaître un semblant de gouvernement. Chaque communauté adapte ou ajuste son propre système gouvernemental en fonction de ses besoins. Des marchands empruntent des routes protégées et font affaire dans les cités qu’ils atteignent. Ils ont d’ailleurs créé une nouvelle monnaie, sous la forme de capsules de bouteille (des « capsules », tout simplement).

La vie dans les Terres désolées est difficile. Le soleil cogne fort et les radiations sont intenses. L’eau pure et la nourriture sont rares et la plupart des survivants ont dû s’adapter à l’eau sale et à des vivres irradiés. Survivre seul est difficile, au mieux, mais vivre dans une communauté implique d’autres défis.

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